La Vida Loca est un complexe hôtelier situé en Zone B, à Ouaga 2000, qui réunit un hébergement, un restaurant et un bar-lounge. J’y exerce une mission de direction opérationnelle : je ne suis pas propriétaire de l’établissement, j’en pilote l’exploitation.
Diriger un établissement de ce type, c’est tenir ensemble trois activités qui n’ont ni le même rythme, ni les mêmes contraintes, ni les mêmes équipes. L’hébergement se juge sur la constance : une chambre doit être irréprochable le mardi comme le samedi. La restauration se joue sur des coups de feu de deux heures. Le lounge vit le soir, avec ses propres codes.
Le client, lui, ne voit qu’un seul endroit. Tout l’enjeu de la direction est là : faire en sorte que ces trois métiers produisent une expérience continue, sans couture visible entre eux.
Un établissement n’est pas jugé sur ce qu’il a coûté, mais sur la constance de ce qu’il livre. Une chambre bien préparée, un plat servi à la bonne température, un accueil qui reconnaît un client qui revient : ces détails ne demandent pas de budget, ils demandent de la méthode et une équipe qui sait pourquoi elle les applique.
C’est la conviction que j’applique ici comme ailleurs : la rigueur d’exécution est ce qui distingue un lieu correct d’un lieu dont on parle.